mardi 13 décembre 2011

Présidentielle : Bang c'est parti !

La compétition ultime en France est lancée. Chacun, fort de ses atouts et de ses convictions se lance dans la bataille avec ses 5OO voix ou pas, avec le coeur vaillant et l'idée que cette fois est peut être la bonne.

Car comme toujours, chacun y va pour sa pomme, pour poursuivre un plan de carrière tout tracé vers le firmament de l'Elysée. Certains ont même un ou deux coups d'avance et oeuvrent pour 2017. 

Tous ? Et bien non. Pas cette fois. Il semble que certains aient enfin compris que l'intérêt général doive passer avant les ambitions personnelles. 
La plaie de la politique française cette ambition personnelle...

Il faut dire que la conjoncture n'est pas bonne cette fois-ci. La crise est venue jouer les trouble-fêtes sans que personne ou presque n'ait vu venir le truc. 
Sarkozy le premier, sur lequel le vacillant triple A, Madame Merkel, et la multitude de plans de relance un jour cruciaux, le lendemain inopérants, se sont abattus comme des sauterelles sur un champ de maïs à peine germé....

Quelle ironie pour un des principaux défenseurs du libéralisme sauvage, d'avoir aider à créer le bâton qui lui file des volées aujourd'hui. D'aucuns se diraient que c'est bien fait.

Stephane Hessel aussi est passé par là, dans la continuité d'un vent de protestation qui souffle sur le monde. 
Certes le mouvement des indignés a été maté dans l'oeuf en France. Le gouvernement a réussi à éviter qu'il ne prenne de l'ampleur. 
Mais l'esprit est ancré dans la conscience de beaucoup de Français, que les choses ne peuvent pas continuer ainsi. 

Les indignés, Anonymous, Stephane Hessel, les printemps arabes.... Tout ça tiendrait à une grande idée si le bilan de Sarkozy n'était pas calamiteux.

Cinq ans de stigmatisation des jeunes, des vieux, des malades, des roms, des télechargeurs, des fonctionnaires, des étrangers... Cinq ans de renvoi des Français dos à dos. 
On nous refait le coup de l'étranger, alors que c'est en France que le taux d'immigration est le plus bas d'Europe avec la Suisse.
Diviser pour mieux renforcer son pouvoir. Et l'intérêt général dans tout ça ?

Notre système de santé, notre service public, l'image de la France, la liberté d'expression sortent affaiblis de l'aventure. Mais pas les valeurs des Français, qui savent que tout ça ne peut pas durer.

Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent nous dira-t-on.

Sauf que François Bayrou a fait un discours de déclaration de candidature superbe. Que son score a augmenté de 6 points en une semaine, Que de Villepin y va finalement, que Le Pen, plus populiste que jamais diffuse son discours anesthésiant à qui veut bien l'écouter....

Cette fois les voies vont se morceler à droite comme à gauche. Et au milieu, les voix de ceux qui appellent à l'union nationale des bonnes volontés seront surement les plus audibles.

Et dans tout ce fatras, que veulent les Français ? 

Ils veulent des politiques (hommes, femmes et stratégies) honnêtes.
Une Europe juste, mais pas au prix de notre souveraineté.
Pas des promesses, des actes.
Des actes réfléchis, pas des petites réformettes qui profitent aux lobbies et qui ne fonctionnent pas.
Ils veulent qu'on capitalise sur ce qui fait de la France une exception : cette capacité à affirmer nos valeurs, à être plus humains.
Ils veulent du respect.

Je crois que les Français veulent juste du respect. 

Ce respect passe aujourd'hui par l'union des hommes et des femmes de bonne volonté qui ont reçu le message, et pris conscience de la hauteur des enjeux. Et il y aura aussi besoin de ceux qui crédités de moins de 1%, y vont quand même car eux sont respectueux de leurs idées et de leur électorat. Je pense à Corinne Lepage et Nicolas Dupont Aignan. 

Si tous ceux là parviennent à surmonter leurs ambitions et leurs querelles d'égo, alors renaitra l'élan qui nous permettra de sortir de cette crise.

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